Le kratom est-il légal au Canada ? Guide complet 2027

Green kratom powder in a black bowl with fresh kratom leaves

Le kratom est-il légal au Canada ? Le guide 2027

Le statut juridique du kratom au Canada prête à confusion pour beaucoup de gens, et cette confusion tient principalement à une chose : il n’y a pas une seule réponse, mais deux. Ce guide présente le cadre réglementaire fédéral, les mesures concrètes prises par Santé Canada à ce sujet, les changements à venir aux États-Unis et les moyens de rester en règle à l’approche de 2027.

1. La position fédérale

Le kratom n’est pas une substance contrôlée au Canada. Le Mitragyna speciosa ne figure pas dans la Loi sur les drogues et autres substances contrôlées. Sa possession est légale. Son achat est légal. Sa détention n’entraîne aucune sanction pénale.

Ce que Santé Canada interdit, c’est la vente de kratom destiné à la consommation humaine. Le ministère le classe comme un produit de santé naturel non autorisé, ce qui signifie qu’aucune entreprise ne dispose d’un numéro de produit naturel pour ce produit et qu’aucune ne peut légalement le vendre en tant qu’aliment, complément alimentaire, médicament ou tout autre produit destiné à être ingéré.

Concrètement, cela se traduit par trois règles à respecter pour toute personne qui en vend :

  • Il ne peut être étiqueté, commercialisé ou présenté comme destiné à la consommation
  • Aucune allégation relative à la santé, à des vertus thérapeutiques ou à des effets, de quelque nature que ce soit
  • Il doit être vendu en tant que spécimen botanique à des fins de recherche, de collection ou d’ethnobotanique

Ce cadre n’a pas évolué depuis des années, et rien ne laisse présager qu’il changera en 2027. Notre FAQ répond aux questions les plus courantes concernant son application à une commande.

2. Ce qu’a réellement fait Santé Canada

C’est sur ce point que la plupart des guides restent vagues. Le bilan des mesures de contrôle est public et précis.

Santé Canada a publié quatre avis concernant le kratom, tous liés à des saisies physiques effectuées dans des commerces de détail :

  • Juin 2017 : saisie de produits « Jupiter » et « Kratom Zone » dans deux magasins d’Edmonton
  • Juillet 2017 : saisie de plusieurs produits chez Culture Rising à Milton, en Ontario
  • Janvier 2018 : du kratom « Yellow Borneo » saisi dans plusieurs points de vente George’s Convenience à Brampton, Maple, Markham et Woodbridge, ainsi que des produits destinés à améliorer les performances sexuelles
  • Mai 2018 : des produits de la marque « Sāj » ont été saisis dans deux magasins d’Edmonton

Chaque intervention visait un point de vente physique. Toutes ont eu lieu au cours d’une même année, entre juin 2017 et mai 2018. Aucune saisie de Santé Canada n’a été signalée depuis, et aucune n’a jamais visé un vendeur en ligne exerçant son activité dans le cadre de la réglementation relative aux produits botaniques.

La tendance est constante : les autorités ont pris pour cible les commerces de détail qui mélangeaient le kratom à des produits non autorisés sans rapport avec celui-ci, ou qui le vendaient ouvertement comme produit de consommation. Les vendeurs respectant la réglementation n’étaient pas visés à l’époque et ne l’ont pas été depuis.

3. Aperçu provincial

La réglementation relative au kratom relève du gouvernement fédéral. Aucune province n’a promulgué d’interdiction, et aucune province ne le réglemente de manière autonome.

La seule réglementation provinciale qui compte concrètement est la Charte de la langue française du Québec, qui impose l’étiquetage en français sur tout produit vendu dans la province. Un vendeur qui expédie des marchandises au Québec sans emballage bilingue n’est pas en conformité, quelles que soient les autres mesures qu’il prend.

Au-delà de cela, les différences entre les provinces se résument à la présence de points de vente physiques et aux délais de livraison. L’Ontario compte quelques magasins spécialisés proposant du kratom. Dans la pratique, la plupart des autres provinces ne disposent que de marchés en ligne. Pour obtenir des informations détaillées ville par ville, consultez notre guide sur les points de vente de kratom au Canada par région, ou découvrez ce que vous trouverez réellement en effectuant une recherche du type « kratom près de chez moi ».

4. Importation de kratom au Canada

Deux situations très différentes sont ici mises dans le même sac, et cette distinction est importante.

Les commandes nationales passées auprès d’un vendeur canadien ne passent pas par les douanes. L’ASFC n’intervient pas, il n’y a aucun risque de saisie et rien à déclarer. Le colis est acheminé par Postes Canada comme n’importe quel autre colis national. Notre page consacrée à l’expédition explique comment les commandes sont envoyées et suivies.

Les importations personnelles en provenance des États-Unis ou d’Indonésie constituent un cas à part. L’ASFC collabore avec Santé Canada depuis 2017 pour intercepter les envois de kratom entrant sur le territoire, et la FDA a republié sa propre alerte à l’importation concernant le kratom en février 2025. Il arrive parfois que des colis passent entre les mailles du filet. Il arrive parfois qu’ils soient saisis. Il est impossible de prédire ce qui va se passer, et il n’existe aucun recours lorsque cela se produit. La même incertitude s’applique lorsque vous le transportez vous-même à la frontière, ce que nous abordons dans la rubrique consacrée aux déplacements avec du kratom à destination et en provenance du Canada.

L’importation à des fins commerciales en vue de la revente exige de l’importateur qu’il effectue correctement les formalités douanières, qu’il fasse appel à un courtier agréé et qu’il s’assure que le produit est correctement déclaré. C’est ainsi que procèdent les fournisseurs canadiens respectueux de la réglementation. Ce n’est pas une démarche qu’un consommateur devrait tenter de mener à bien. Si vous achetez en grande quantité pour revendre, notre guide destiné aux revendeurs explique pourquoi il est plus simple de s’approvisionner sur le marché national.

5. Qu’est-ce qui a changé aux États-Unis, et en quoi cela a-t-il de l’importance ici ?

La réglementation canadienne est indépendante de celle des États-Unis, mais Santé Canada suit de près les actions de la FDA, et les choses ont évolué rapidement depuis le milieu de l’année 2025.

En juillet 2025, la FDA a adressé des lettres d’avertissement à sept entreprises commercialisant des produits à base de 7-hydroxymitragynine concentrée et a officiellement recommandé le classement de la 7-OH dans la catégorie I. En juillet 2026, la DEA a décidé de donner suite à cette recommandation.

Situation en octobre 2026 :

Depuis le 26 août 2026, trois composés apparentés au 7-OH, à savoir la mitragynine pseudoindoxyle, le MGM-15 et le MGM-16, sont temporairement classés dans la liste I aux États-Unis, pour une durée de deux ans.

Le 14 octobre 2026, la DEA a remplacé sa proposition antérieure concernant le 7-OH lui-même. Elle envisage désormais de classer le 7-OH et la pseudoindoxyle de mitragynine dans la liste I lorsqu’un produit contient plus de 1 milligramme par gramme, ou lorsqu’il contient moins de 100 fois plus de mitragynine que de 7-OH. L’arrêté pourra être publié à compter du 13 novembre 2026.

Le point essentiel : cette règle s’applique selon un seuil. Les feuilles naturelles de kratom ne contiennent du 7-OH qu’en quantités infimes, bien en dessous de ce seuil ; la poudre de kratom nature et les feuilles broyées ne sont donc pas visées. En revanche, les extraits concentrés, les comprimés de 7-OH et les shots de 7-OH le sont. Nous abordons la différence entre ces différents formats dans notre guide consacré aux extraits, aux bonbons gélifiés, aux gélules et aux comprimés.

Cela revêt une importance double pour le Canada. Premièrement, cela indique où se concentrent les préoccupations réglementaires à l’échelle mondiale : sur les extraits et les produits enrichis, et non sur la simple poudre végétale. Deuxièmement, cela rend la distinction entre les feuilles et les extraits plus nette que jamais. Un fournisseur canadien commercialisant des extraits opère désormais dans une catégorie que les États-Unis s’emploient activement à classer.

Pour replacer les choses dans leur contexte, la DEA avait tenté de classer le kratom parmi les substances contrôlées en 2016, mais elle s’était ravisée après avoir reçu plus de 23 000 commentaires du public ; c’était la première fois que l’agence revenait sur une décision de classement. Les mesures prises en 2025 et 2026 avaient délibérément une portée plus restreinte.

6. À quoi ressemble la conformité ?

Le cadre ci-dessus propose un test concret permettant d’évaluer n’importe quel fournisseur.

Un vendeur respectueux de la réglementation commercialise des spécimens botaniques, et non des produits de consommation. C’est ce qu’indiquent les étiquettes. C’est ce que précisent les descriptions des produits. Lorsqu’un client envoie un e-mail pour demander quelle variété convient le mieux à un usage particulier, le vendeur s’abstient de répondre, car cela reviendrait à dépasser les limites autorisées. Ce qu’un vendeur peut expliquer, c’est la manière dont chacune d’entre elles est élaborée, ce que fait précisément notre guide des variétés.

Un fournisseur respectueux des normes envoie son produit à un laboratoire indépendant et peut vous indiquer les paramètres pour lesquels il effectue des analyses. Les métaux lourds et la microbiologie sont les deux paramètres les plus importants pour une matière première végétale.

Un vendeur respectueux de la réglementation accepte les virements électroniques plutôt que les cartes de crédit, car Visa et Mastercard bloquent les transactions liées au kratom dans l’ensemble du secteur, et tout vendeur qui les traite directement soit classe ces transactions dans une catégorie erronée, soit risque de perdre son prestataire de paiement. Notre page dédiée aux paiements répertorie tous les modes de paiement que nous acceptons.

Au Québec, un fournisseur respectueux de la réglementation appose ses étiquettes en français.

Et un fournisseur rigoureux est en mesure de vous indiquer d’où provient le produit. Pas simplement « d’Asie du Sud-Est ». Une région, un village, une relation. Les fournisseurs qui se sont rendus sur place peuvent en parler sans difficulté. Ceux qui s’approvisionnent auprès d’intermédiaires en sont incapables.

Kratom Online répond à chacune de ces exigences. Notre kratom provient de familles d’agriculteurs de Djongkong, dans la région de Kapuas Hulu, au Kalimantan occidental, que nous avons visitées en personne et que nous décrivons dans notre rapport de terrain sur Djongkong. Nous envoyons nos lots à un laboratoire tiers indépendant afin qu’il effectue des analyses de métaux lourds et des tests microbiologiques. L’emballage est bilingue. Pour en savoir plus sur qui nous sommes, consultez notre page « À propos ».

7. Pourquoi le kratom ne dispose pas d’un NPN

L’obtention d’un numéro de produit naturel nécessite le dépôt d’une demande d’autorisation accompagnée de données relatives à la sécurité, à l’efficacité et à la qualité, conformes aux normes de Santé Canada. Aucune entreprise n’a encore déposé de demande pour le kratom, et il est peu probable qu’une le fasse.

Les raisons sont d’ordre pratique. Le kratom est une plante entière, et ses feuilles varient selon la récolte, la région et le mode de transformation. La standardiser au degré exigé par une demande d’autorisation NPN nécessiterait un niveau de contrôle sur une plante sauvage qui n’existe pas. De plus, l’intérêt commercial est faible : la vente du produit est légale dans sa catégorie actuelle, et le coût d’une procédure NPN s’élèverait à plusieurs millions, sans aucune garantie d’obtention de l’autorisation.

Il reste donc tel quel. Ni interdit, ni autorisé, il est commercialisé en tant que produit botanique.

8. Les règles pourraient-elles changer ?

Au Canada, ce ne sera probablement pas pour tout de suite. Santé Canada ne semble pas disposé à classer le kratom parmi les substances réglementées ni à l’autoriser. La dernière mesure coercitive remonte à 2018. La position du ministère est restée inchangée depuis près d’une décennie.

Au niveau international, la tendance est contrastée. La Thaïlande a retiré le kratom de sa liste des stupéfiants en 2021, annulant ainsi une interdiction en vigueur depuis 1943. Les États-Unis durcissent leur réglementation concernant les extraits, tout en ne prenant aucune mesure à l’égard des feuilles dont la quantité reste inférieure au seuil fixé. L’Indonésie, qui fournit la quasi-totalité du kratom mondial, a renforcé ses exigences en matière de documentation d’exportation en 2025 afin d’imposer que la plante soit déclarée sous son nom botanique plutôt que sous des euphémismes.

Si le Canada venait à prendre des mesures, le déclencheur le plus probable serait une version canadienne de la réglementation américaine relative au 7-OH, visant les produits concentrés plutôt que les feuilles. Les vendeurs proposant des extraits seraient concernés. Ceux proposant de simples poudres végétales ne le seraient probablement pas.

Foire aux questions

L’achat de kratom est-il légal au Canada en 2027 ? Oui. Il ne s’agit pas d’une substance soumise à contrôle. La possession et l’achat sont légaux. La vente à des fins de consommation ne l’est pas.

Est-ce que je risque des ennuis si j’en possède ? Non. Il n’existe aucune disposition pénale interdisant la possession de kratom au Canada.

Puis-je passer commande depuis les États-Unis ? Vous pouvez toujours essayer. L’ASFC pourrait toutefois saisir votre colis. Commander auprès d’un vendeur canadien ne comporte aucun risque de ce type.

Pourquoi les vendeurs indiquent-ils « non destiné à la consommation humaine » ? Parce qu’il s’agit de la catégorie juridique à laquelle appartient le produit. Il ne s’agit ni d’une solution de contournement ni d’une faille juridique. C’est le cadre défini par Santé Canada, et les vendeurs respectueux de la réglementation opèrent dans ce cadre.

Santé Canada a-t-il déjà pris des mesures à l’encontre d’un vendeur en ligne ? Pas, d’après les avis officiels disponibles. Les quatre mesures coercitives prises en 2017 et 2018 visaient toutes des magasins physiques.

Les extraits sont-ils légaux au Canada ? Le même cadre s’applique : ni interdit, ni autorisé à la consommation. Cependant, les États-Unis réglementent désormais activement les produits concentrés de 7-OH et les composés apparentés, ce qui rend les extraits plus vulnérables que les feuilles entières.

La décision de la FDA concernant le 7-OH a-t-elle des répercussions au Canada ? Pas directement. Mais cela montre sur quoi se concentrent les autorités de réglementation, et Santé Canada a tendance, à terme, à suivre les orientations de la FDA.

Conclusion

À l’aube de l’année 2027, la situation du kratom au Canada reste exactement la même qu’elle l’est depuis des années : sa détention et son achat sont légaux, sa vente à des fins de consommation est soumise à des restrictions, et il n’est soumis à aucune réglementation au niveau provincial, hormis les exigences linguistiques du Québec.

Le cadre réglementaire est suffisamment clair pour que sa mise en conformité soit aisée. Les fournisseurs qui étiquettent correctement leurs produits, les testent, s’abstiennent de faire des allégations et sont en mesure d’expliquer leur approvisionnement respectent les règles en vigueur. Les résultats des contrôles le confirment.

Si vous êtes acheteur, le conseil pratique est simple : choisissez un fournisseur qui respecte ces normes. Si vous êtes vendeur, veillez à les respecter. Vous pouvez consulter l’ensemble de notre gamme ici, ou nous contacter pour toute question.

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